On était à
Woodstower 2019, histoire de finir l'été en toute beauté

Pour sa 21ème édition, le festival lyonnais Woodstower a encore su nous faire plaisir avec sa recette magique : une programmation riche dans le magnifique site du Grand Parc de Miribel Jonage et une ambiances au top. On vous emmène avec nous visiter ce festival qui permet de préparer sa rentrée idéalement.

Jour 1. Jeudi 29 septembre. 15h30, on prend de l'avance

Nous arrivons devant l’entrée du camping, chargés comme des mules, chauds patate pour monter notre campement. Sauf que voilà, il s’avère que le camping n’ouvre qu’à 17h et nous, on a peut-être été un chouia enthousiastes. C’est pas grave, ce petit élan d'optimisme nous permet d'être en première ligne devant l’entrée du camping, ce qui nous garantit une belle place à l’ombre ! Une installation express plus tard, nous voilà enfin prêts à en découdre ! Sur les coups de 20h, nous prenons la direction du festival pour déguster une bonne crêpe jambon fromage à 4,50€ et se préparer pour le concert de Nekfeu.

21h00, le fenek fait exploser Woodstower

Une bière plus tard, nous nous posons sur la butte qui surplombe la grande scène en attendant l’entrée du grand prince de la soirée. Tout juste le temps de s'asseoir qu'il débarque sur scène et transforme la fosse en brasier dès son premier titre « Cheum ». On se démène alors pour rejoindre le coeur de la fosse, enflammée par Nekfeu et nous bouillonnerons pendant 1h30 dans une foule où il fera aussi chaud que dans un sauna. Nekfeu terminera son concert en beauté en lançant des ballons en plastique géants et s'offrira même un bain de foule depuis son canoë gonflable. De notre côté, on est trempés comme si nous avions pris une douche tout habillés. 

Sur la scène Saint-Denis, c'est Todiefor qui reprend les manettes. Epuisés, on observe le live de loin, mais, il n'y a pas à dire, le gars semblait envoyer un paquet très lourd.

23h, la soirée est loin d’être terminée

Etienne De Crécy arrive sur la Main stage et avec un show des plus incroyables. Pendant 1h, le public dans son intégralité sera subjugué par la scénographie démentielle de son « Space Echo Live ». L'artiste est placé au milieu de panneaux laser gigantesques modulables qui bougent sur la musique avec des possibilités quasiment infinies, et il enchaîne les morceaux faisant danser la foule comme par hypnose. 

A la fin du concert, on retrouve le camping, fatigués mais bien entendu toujours en forme pour un after autour de quelques bières... After qui durera donc jusqu’au lever du soleil. 

Jour 2. Vendredi 30 août. 15h15, un après-midi chill au lac 

Le premier réveil a sonné, nous nous levons péniblement bien que motivés à rejoindre le lac pour s'échouer sur la plage. Il fait beau, on saute à l’eau sans se faire prier avant de nous engager sur une petite sieste d’une heure au bord de l’eau. La suite de l'après-midi sera ponctuée d'un apéro au camping avec un grand nombre de voisins, une ambiance on ne peut plus sympathique et détendue avant la rentrée tant redoutée. Tout le monde profite un dernier petit coup avant la fin des vacances, et forcément, ça met le smile. 

23h, on n'est pas fatigué

Petite pinte en main, on va se mélanger dans la foule attroupée devant la scène en attendant Synapson. Le concert commence bien, le public s’ambiance sans attendre et danse déjà sur les morceaux funk / électro du groupe. 

Du côté de la scène Saint Denis, Josman est attendu de pied ferme. Ni de un, ni de deux, il retourne la foule avec son concert bourré d’énergie et d'intensité. Il enchaîne ses gros tubes comme J’aime bien, V & V… et il nous régale. Un concert qui nous aura ravi mais épuisé. Le moment idéal donc pour faire un tour à l'espace chill du festival avec ses hamacs et ses balançoires et reprendre quelques forces avant d'enchainer la soirée sur la scène « Woodsfloor ».

2h30, on ne bouge plus de là

Nous arrivons sur la scène Woodsfloor pour la fin du set de Giorgia Angiuli qui envoi de la bonne techno comme on l'aime. Le public est chaud et on se fera offrir un dernier quart d’heure vraiment intense. On s'en voudrait presque de ne pas avoir pu voir le show dans son intégralité. Mais trêve de blabla, voilà que Dave Clarke commence son set de 2h, de quoi rester encore bien chaud jusqu’à 5h du mat' avec un set de techno hardcore, idéal pour tenir le coup en fin de soirée. 

Jour 3. Samedi 1er septembre. 15h, ça sent la fin des vacances

Après une courte nuit et un burger maison à 7,50€, nous fonçons au lac qui nous a rendu bien accro depuis la veille et on en profite pour tester le stand de jeux et son Scrabble en bois géant. En parallèle, on découvre qu'un festivalier du tonnerre a déposé le téléphone perdu d'un de nos potes aux objets trouvés. Keur keur sur toi, on n'en fait plus beaucoup des comme ça ! Voilà une bonne raison pour remettre un apéro en bonne et dû forme sur le camping avant le grand début des concerts. 

22h30, Bruxelles arrive

Après une bonne petit Jésusflette du bonheur, avalée devant le concert de Youssoupha, nous nous rendons de nouveau sur la Scène Saint Dénis chauds bouillants pour le live de Caballero et JeanJass. Le concert se transforme rapidement en un joyeux bordel grâce à leurs fans incroyables qui connaissent presque tous les textes des deux rappeurs belges par coeur. Les deux compères, habitués des scènes et des festivals, gèrent parfaitement leur show entre humour, morceaux mythiques et bangers. 

Côté main stage, Panda Dub livre lui aisso un live de folie avec des titres de son nouvel album mêlés aux plus anciens mais également un morceau de High Tone en référence au papa du dub. Son concert sera marqué par la présence de son frère rappeur qui montera sur scène pour jouer un morceau intense entre rap et dub. La fusion des deux genres passe extrêmement bien et met la foule en délire. 

00h45, la fin approche mais on en veut plus 

Alpha Wann débarque sur la Scène Saint-Denis et nous surprend par son aisance naturelle. Considéré par grand nombre comme le meilleur rappeur français ou encore le rappeur préféré de ton rappeur préféré, Wann va véritablement enchainer les titres sans aucun faux pas, et conquerir les spectateurs en deux temps, trois mouvements. Après une courte pause bière qui s'impose, nous repartons pour la scène Woodsfloor admirer Vandal, le papa de la hardtek. Malheureusement au bout de 20 minutes, on n'arrive toujours pas à se mettre dans l’ambiance, probablement à cause d'une trop grande fatigue. Tant pis, ce sera retour au camping et repos avant de reprendre la route demain.

Le bilan 

Coté concert

La claque
Étienne De Crécy et sa scénographie qui nous a laissé bouche bée 

Le brasier
Nekfeu, tant attendu qui a parfaitement su mettre le feu. On en transpire encore.

L'instant cool
Josman, aka J.O.$ qui nous a tellement fait kiffer 

Coté festival

On aimé : 

- L’ambiance chez les festivaliers
- Le cadre magnifique 
- La proximité entre le lac, le festival et le camping 
- Les poubelles de tri de toutes parts
- La gestion des flux des festivaliers
- La forte présence des toilettes et d’urinoirs sur le site du festivals 
- Les animations au lac et ses concerts gratuits

On a moins aimé : 

- L’absence de toilettes et de douches sur le camping
- Les toilettes sur le festival pas toujours propres.

Infos pratiques

Prix du festival :

- Pass 3 soirs : 75€

Prix de la nourriture :

- Crèpes salées : 4,50€
- Mortiflette : 8€
- Burger Maison : 7,50€
- Petite frite : 3€

Prix des boisson : 

Bière blonde : 3€ 25cl et 6€ 50cl
- Cidre Appie : 3,50 € 25cl et 7€ 50cl
- Vin : 3€
- Soft : 2€ ou 3€

Conclusion

Pour cette édition 2019, le festival Woodstower a su nous prouver pourquoi il restait fidèle au poste depuis tant d’années. Le festival sait faire plaisir par sa programmation, le cadre dans lequel il est organisé mais également par la bonne la bonne humeur globale qui s'en dégage, et ce malgré les quelques couacs indépendants de la volonté du festival. On espère pouvoir revenir en 2020, en attendant, bonne rentrée à tous ! 

Récit et photos : Arthur Fargeot