On était à
Hope Music Festival 2019, gros son pour un jeune festival

Pour sa 2ème année le Hope Music Festival remet le couvert à Toulouse, avec une programmation digne des plus gros festivals d’EDM. Il se place comme le petit frère du festival Electrobeach dans la région Occitanie. En grands fans d’électro que nous sommes, on attendait cet événement avec grande impatience et curiosité. Le weekend du 20 septembre, nous étions à l’Hippodrome et on vous raconte notre séjour.

Jour 1. Vendredi 20 Septembre. 18h27, ayant travaillé tout l’été, le festivalier, pourra en hôtel se loger

Après 2h de route, nous arrivons à la ville rose. Nous posons nos valises à l’hôtel juste en face de l’entrée du festival. Emplacement parfait, mais mérité : le HOPE ne proposant pas de solution d’hébergement, nous avons dû nous organiser avec notre ami booking et à 200 € les 2 nuits d’hôtel, on comptait bien être installé confortablement. 

A l'entrée du festival, alors qu'on fait la queue, on est étonnament séparés : « Les filles d’un côté les garçons de l’autre ! ».  Autant pour des facilités de fouille, on comprend, mais quand la population masculine est 5 fois plus importante que celle du sexe opposé cela créé une disparité ridicule entre deux files monstrueuses : environ 1h d’attente chez les hommes, et deux files totalement vides chez les femmes. 

20h06, it's a carniste world

Nous décidons à casser la croûte. 4 food trucks sont prévus et le choix est vite restreint : burger, burger ou steak… On optera pour un burger, du coup. Rien à signaler de ce côté-là, les gens sont très agréables la nourriture de bonne facture. Même constat coté boissons : un manque de diversité flagrant, eau, soda ou bière. Cependant, avant de se procurer le saint breuvage festivalier, il vous faudra obtenir des tokens et pour ce faire braver la redoutable queue de "la Bank". Avec un seul guichet pour les tokens l’attente est vite interminable, mais le jeu en vaut la chandelle. Nos victuailles en main, on se pose dans les petits espaces aménagés par le festival avec ses balançoires, canapés et bancs tout confort (photo).

21h02,  Mad Max 


Le dj australien, Wax Motif, monte sur la Helix stage, la deuxième scène du festival. Grosses basses et veste jaune fluo, il disperse un flow sans précèdent. Pendant ce temps-là, sur la scène principale, le duo Lucas and Steve fait carton plein, on décide donc de les rejoindre. Les déplacements entre les scènes seraient presque un peu trop simples : aussi peu de monde à 21h, au vu de la programmation, c'est pour le moins inattendu ! On est donc ravi de profiter de la monstrueuse Main Stage en petit comité. Mais une autre bizarrerie ne manquera pas de nous sauter aux yeux. Devant la scène principale, la fosse ne fait qu’à peine une quinzaine de mètres de large sur une cinquantaine de long. Pour les pogos et autres manifestations de joie, ça semble être compromis. Alors que Tujamo monte sur scène, la foule finit par débarquer en masse et la fosse se remplit à craquer. Le show est pour le moins divertissant : lance flammes, danseurs, cracheurs de feu aux côtés du DJ. Une fin de soirée explosive qu'on emportera dans nos rêves. 

Jour 2. Samedi 21 septembre. 17h27, curieuse prolongation

17h, début des festivités et nous voilà déjà dans la queue qui paraît si fluide comparé à la veille. VIGA est sur la scène secondaire (photo) devant une foule absente… On a un peu de peine pour le DJ qui envoie pourtant suffisamment pour nous ambiancer. On profite de la faible population pour faire le plein de tokens et de nourriture et une fois repus, nous prenons la direction la scène princopale pour choper les meilleures places avant Laidback Luke et Benny Benassi. En attendant, c’est Chocolate Puma qui assure sur scène. On apprécie le spectacle, mais on reste surpris de les voir assurer 2 heures au lieu de l'heure prévue initialement sur la programmation… Il y a eu des changements dont nous n'aurons pas été informés ?

21h00, entre déception et surprises

Le DJ russe, Shapov, prochain artiste programmé sur la scène, sera finalement présent avec 1h de retard. Ce n'est donc pas lui qui a chamboulé la programmation. Faute de réseau, on se renseigne auprès de nos voisins mais ils n'en sauront pas plus. On craint donc pour Deniz Koyu, suivant sur la liste. Encore raté, il est bel et bien présent et assure une nouvel fois un super show. Une chose est sûre, au HOPE on ne s'ennuie pas, les concerts s’enchainent de façon millimétrée sans attente, les drops sont lourds et les danseurs et autres animations amènent un vrai plus à l’ambiance du festival. Mais le mystère plane toujours sur le festival… Que s’est-il passé avec la programmation ? Chocolate Puma se seraient-ils offert une heure supplémentaire sans raison ? Une fine once de 4G nous permet d’avoir enfin le fin mot de l’histoire. Benny Benassi a raté son avion. Le papa de l’électro que nous étions spécialement venus voir ne pourra assurer son show. La douleur est légérement soulagée quand l’artiste prend le temps de s’excuser sur ses réseaux en promettant de revenir l’an prochain. LaidBack Luke nous fera oublier cette déception avec la meilleure prestation du festival. 

Le bilan

Coté concerts

Les heures sup
Chocolate Puma, pour une fois qu'on ne regrette pas une charrette
 
Le maître des deep bass
Wax Motif , on n'est pas déçu de nos choix
 
Les club des légendes
LaidBack Luke et Tujamo, des animations de folie et une foule en délire
 
Côté festival

On a aimé
 
-       La programmation : fans d’électro, voici notre crédo.
-       La scène princopale : flammes, feux d’artifice, danseurs, cracheurs de feu, robots, écrans géants... 
-       Un joli design des gobelets qui trouveront facilement une place dans notre cuisine.
-       L’ambiance générale : pas de relous, pas de prises de tête, des gens sympa et fun que ce soit dans le public ou dans le gang des bénévoles.
-       Un public assez épars ce qui permet de danser à son aise mais limite malheureusement le potentiel d'ambiance.
 
On a moins aimé
 
-       Qui dit moins de gens dit moins de pogos.
-       Le manque de diversité, que ce soit coté boissons ou nourriture.
-       La fin des festivités à minuit. Bon, certes, il y avait un after au club « L'Opium ».

Infos pratiques

Prix des boissons

- Pinte de bière : 4 €
- Sodas : 5 €
- Eau : 3 €

Prix de la nourriture

Burgers, frites : 10 €
 
Transports

2h30 de voiture depuis Bordeaux via la A62.
Entre 10 et 20 € en train pour 2 h de trajet (la gare Saint-Cyprien-Arène n’est pas si loin du fest)

Conclusion

HOPE Music Festival, petit frère légitime de l’Électrobeach a pour son jeune âge, déjà marqué les esprits. Avec une programmation digne des plus grand festivals, il ne lui reste plus qu'à attirer plus de monde et pour espérer devenir une manifestation monstrueuse. Mais en attendant, on est bien content de profiter des gros noms de l’EDM dans l’intimité d’une foule réduite. À l’année prochaine le HOPE, à l’année prochaine Benny benassi ! 

Récit et photos : Thomas Vero