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Au Wasteland Weekend : prêt pour vivre après la troisième guerre mondiale

A l’occasion du visionnage de Mad Max : Fury Road, on avait déjà un peu entamé le sujet du sable sec et brûlant. Cette fois, point de demi-mesure ! Bienvenue dans le désert de Californie, là où se tiendra le 6ème Wasteland Weekend, du 24 au 27 septembre 2015

Si vous avez suivi l’actualité, vous savez donc qu’on n’est pas passé loin d’une chaîne d’évènements assez désastreuse. La Corée du Nord et la Corée du Sud ayant juste échangé quelques politesses avant que tout rentre à peu près dans l’ordre, nous pouvons nous rassurer et nous dire que la grande guerre, finalement, ce n’est pas pour tout de suite. Et alors quoi ? Quid des amateurs de sensations fortes, d’ère post-nucléaire, de survivalisme Hollywoodien et de bolides conçus pour se tirer la bourre en plein désert ? Non mais ! Enfile tes bottes cloutées, et prend la route pour le Wasteland Weekend

Petit guide de l’explorateur post-nucléaire

Le Livre d’Eli, La Route, Borderlands, Fallout, les livres de Maurice Dantec, bien sûr la série des Mad Max, sont autant de guides pour le survivant en herbe souhaitant s’initier au genre post-apocalyptique. Que de souvenirs, à la simple mention du nom Hugo Cornelius Toorop. Plus tard adapté de façon assez peu heureuse au cinéma par Mathieu Kassovitz (même lui est d’accord là-dessus), ce livre a été pour beaucoup d’amateurs du genre un pilier de la culture post-apo francophone, assez peu développée.

Premièrement, s’il y a bien une chose à comprendre, c’est bien le caractère fictionnel de toute cette culture. Ce festival est avant tout un show : ici, pas de rednecks survivalistes en stage commando. Pas de semaines de survie assurés par d’anciens militaires despotiques. Les règles le mentionnent très clairement : “Les armes à feu sont interdites, sauf si elles n’ont pas la capacité de faire feu. Démonter le percuteur n’est PAS suffisant.” L’engouement pour les films de George Miller prend le fun qu’on peut avoir à se grimer en soldats du désert entre potes avec des armes factices et laisse à la porte la violence crue. Au Wasteland Weekend, on cuit de la viande bien en chair, on boit de la bière, on fait rugir des moteurs, on écoute du rock, et on a une certaine classe. Bref, on s’enjaille pas trop mal.

Quatre jours en immersion totale

Dans le Wasteland, ça sent le sable brûlant, la fumée du grill, le soleil qui tabasse. Braquer sa fausse gatling sur un autenthique War Boy au doux son de Wasteland Radio, c’est “cool”. On peut y voir des show de cascadeurs professionnels, des jongleurs de feu, du burlesque, bref tout le toutim du grand fantasme de l’après-cataclysme global, ainsi que des “post-apocalyptic gladiatorial combats”, où le maniement des armes est autorisé. Bien sûr, les combattants ne sont pas en danger, les armures sont complètes, les chutes théâtrales et les armes non contendantes.

Dans trois semaines, sonnera le coup d’envoi. A 2 heures et demie de route au Nord de Los Angeles, c’est plutôt proche de la civilisation, de quoi se rassurer en cas d’insolation ou d’ongle incarné. Comme le AfrikaBurn, ramenez surtout beaucoup d’eau. Et, si vous êtes enclins à consommer de la boisson à bulles qui rend stupide après un litre (plus ou moins selon les personnes interrogées), attention : c’est un évènement BYOB. Késako ? Bring Your Own Booze ! Ramenez vos bouteilles, quoi, en Français.

Le prix des places varie entre 60$ et 110$ ; bien évidemment, à trois semaines de l’évènement, toutes les périodes de réduction sont écoulées, c’est donc un pass à 110$ qui vous attend. Mais soyez heureux : les activités et bars étant communautaires, et le public réparti en autant de “tribus” que de groupes de potes, c’est peut-être bien les seuls deniers que vous aurez à investir sur le festival. Nourriture et boissons dégustés sur le site seront donc à la hauteur de ce que vous y amènerez, et de ce que vous y préparerez.

Chérie, prend la Twingo : on s’en va !

Infos & Réservations : http://wastelandweekend.com/